Sarkozy : Le repas de la honte

28 octobre 2009 par Cornichon  
Classé sous La politique

Union pour la Méditerranée : un repas à plus de 5.000 euros par invité soit plus d’un million d’euros pour ce diner ! Lorsque Nicolas Sarkozy invite : il ne fait pas les choses à moitié … surtout avec l’argent des contribuables ! Quelle honte !

La présidence française de l’Union européenne fut pour beaucoup un succès. Durant six mois, du 1er juillet au 31 décembre 2008, Paris a dû gérer trois crises : celle résultant du « non » irlandais, la guerre de Géorgie et le cataclysme financier. Mais à quel prix ? Saisie par la commission des finances du Sénat, la Cour des comptes s’est penchée sur la question. Les conclusions sont claires : « Une programmation excessivement touffue » et « des coûts trop élevés ». Au total 171 millions d’euros dépensés en six mois soit 1 million d’euros par jour ! L’enveloppe accordée par le Parlement était « de 180 millions d’euros et 170 millions ont été effectivement dépensés, soit à l’arrivée une économie de 10 millions d’euros », justifie le Quai d’Orsay, qui préfère voir le verre à moitié plein. La France « n’a pas à rougir » de son coût, ajoute le ministre du Budget, Éric Woerth.

Reste que la présidence française a coûté trois fois plus cher que celle organisée sous la présidence de Jacques Chirac en 2000 (56,9 millions d’euros). Dans le détail, 489 opérations ont été financées par l’État : 9 sommets, 25 réunions ministérielles, 182 manifestations de niveau ministériel et 328 séminaires et autres évènements de toute nature. Plus particuliérement, la Cour des comptes pointe du doigt l’organisation du sommet de l’Union pour la Méditerranée en juillet 2008, financé de manière dérogatoire et sans aucune décision formelle sur le budget de la présidence européenne, pour 16,6 millions d’euros.

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Des dépenses « inimaginables et intolérables » (René Dosières)

« Un sommet hors norme », note les services de Philippe Séguin qui regrette que « la mise en place tardive de sa préparation a été menée suivant des procédures obligatoires qui n’ont pas permis de faire jouer la concurrence ». Le budget dépensé pour cet évènement a servi notamment à un réaménagement complet du Grand Palais pour trois heures de réunion, avec 91.500 euros dépensés pour de la moquette éphémère, 194.900 euros pour des jardinières, 136.000 euros consacrés au fond de scène et 245.572 euros pour une douche temporaire installée pour Nicolas Sarkozy, qui n’aurait jamais été utilisée. Pis, 1.010.256 euros ont été dépensés pour le seul dîner des chefs d’État le 13 juillet au soir, qui comptait 200 convives, soit 5.362 euros par invité.

« Alors que tous les Français doivent se serrer la ceinture, apprendre que le chef de l’État organise, avec l’argent des Français, un repas qui coûte 5 fois le Smic par personne, c’est inimaginable et intolérable », s’indigne le député de l’Aisne apparenté socialiste René Dosières. « C’est en soi choquant mais il faut resituer cette dépense dans son contexte et regretter qu’il n’y ait pas eu une meilleure organisation pour ce sommet, et l’application des règles en vigueur avec notamment l’appel à la concurrence », note de son côté le président de la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis.

Impossible d’apprécier l’utilité des événements organisés

La Cour des comptes pointe aussi l’organisation, en novembre 2008, des assises européennes de l’innovation « qui ne figuraient pas dans la liste des prévisions initiales des manifestations de la présidence française de l’UE ». « Une opération de la dernière heure » qui aura coûté 702.516 euros.

Il fallait également trouver une identité visuelle à la présidence française de l’UE. Pour relever ce défi, un appel d’offres a été lancé dès septembre 2007. Un vainqueur : Philippe Starck, le célèbre designer français. À l’arrivée, un logo épuré avec les drapeaux français et de l’Union européenne, pour la bagatelle de 57.408 euros. La Cour des comptes met deux bémols : « Le logo représente les drapeaux français et européen, ce qui est formellement exclu dans le cahier des charges. La version finale, en outre, a été exécutée par un sous-traitant, ce qui n’était pas prévu dans le contrat. »

Des dépenses qui, selon la Cour des comptes, « faute d’une évaluation a posteriori », ne peuvent faire l’objet d’aucune appréciation sérieuse quant à l’utilité ou à l’impact des multiples évènements organisés. Un comble.

Source : Jamila Aridj/lepoint.fr

Marc Veyrat : fast-food bio

30 septembre 2009 par Cornichon  
Classé sous Les gens au quotidien

Il a ouvert la semaine dernière à Annecy le vieux. C’est le tout premier fast-food signé Marc Veyrat. «MacDo a eu une idée de génie, explique le chef étoilé de France voisine. Ils ont su s’adapter à l’attitude des gens qui n’ont pas le temps de manger à midi. De ce point de vue, ils ont cinquante ans d’avance.» 

veyratMarc Veyrat a inventé le fast-food mijoté à base de produits bio les « Cozna-Vera » un jeu de mots entre son nom et la traduction italienne du mot « vrai », qu’il a créé avec sa fille Carine. Le premier est installé dans l’ex-Auberge de l’Eridan, à Annecy-le-Vieux. Ce fast-food est basé sur une nourriture intégralement bio et des plats mojotés. Tous les produits sont choisis chez des producteurs n’utilisant ni pesticides ni engrais chimiques. Tous les composants des plats répondent à ces critères, comme les vins servis, issus aussi de la viticulture biologique.

D’où l’idée de reprendre ce marketing qui fait recette. Mais «en servant de la vraie nourriture et en défendant la cuisine française, celle de nos mères et de nos grands-mères», clame le cuisinier au chapeau noir.

Bœuf bourguignon et blanquette de veau

Au Cozna Vera, à Annecy-le-Vieux, aux côtés du salon de thé de Carine, sa fille et associée dans cette affaire, on sert donc du bœuf bourguignon à 7 euros 50 (10 fr. 90), de la soupe de châtaigne à 5 euros (7 fr. 80) ou encore de la blanquette de veau. Et même des sandwichs et des frites.

En somme: «Des plats simples, des plats du cœur et 100% naturels, souligne-t-il. Tous les produits seront bio de A à Z! J’ai travaillé durant un an et demi pour trouver les fournisseurs.» Les clients peuvent au choix manger sur place ou prendre leur plat à emporter. Et ce dans un bocal en verre consigné. «Le développement durable, c’est capital», poursuit-il.

Exceptionnellement fermé cette semaine pour quelques travaux supplémentaires, le «fast-food» rouvre samedi. A l’image de ce premier établissement, Marc Veyrat compte étendre son concept ailleurs en France, en commençant par Paris.

Source : Marie Prieur paru dans la Tribune de Genève