Christian Laborde: Corrida basta
20 octobre 2009 par Cornichon
Classé sous Les animaux
L’écrivain Christian Laborde publie Corrida, basta ! un coup de poing de mots dans la gueule des toreros et des aficionados ! Corrida, basta est un amphlet anti-corrida étayé, musclé, définitif par un écrivain insolent et irrespectueux du sud ouest…
La corrida, c’est le pire Sud qui soit, celui du général Franco envoyant ses toreros porter, sur les bords de la Nive et de l’Adour, la bonne parole du sang et de la torture.
La corrida, c’est le pire Sud qui soit, celui de mecs et de meufs trépignant et braillant, se délectant du martyre d’une bête splendide, réclamant sa mort, immonde masse tresseuse de nasses, grouillante de préjugés, saturée de frustrations, meute ne vivant que pour voir grossir la meute, œuvrant à son renforcement, voyant dans toute solitude une provocation, une atteinte à la sûreté de son gras.
La corrida, c’est le pire Sud qui soit, un Sud gavé de téléréalité qui va se les vider en regardant la pique s’enfoncer dans la chair sanguinolente d’une bête piégée, humiliée, le Sud des têtes de lard ricardisées et des têtes de cons parmi lesquelles on repère, au premier regard, celles, rougeoyantes, des notaires sans culture, des avocats sans cause, et des vétérinaires dont les animaux se méfient.
La corrida, c’est le pire Sud qui soit, le Sud obsédé par ses propres racines, ignorant tout du feuillage et des oiseaux, le Sud qui a des toiles d’araignée sous les bras, porte un béret enfoncé jusqu’aux yeux, brandit comme autant de cartons rouges ses proverbes, ses dictons, sa prétendue sagesse faite de résignation, de garde à vous, et de soumission à l’ordre établi.
Défenestrons ce Sud et dézinguons la corrida ! Je sais un autre Sud qui est un sein, une source, un songe. C’est mon Sud à moi, populaire et aristocratique, primitif et savant, ouvert, vivant, vital.
Mon Sud à moi, c’est Joë Bousquet écrivant La tisane de Sarments à Carcassonne, Claude Nougaro chantant « Locomotive d’or » au théâtre du Capitole, Bernard Lubat jouant de la batterie à des ragondins à Uzeste, André Breton marchant dans les rues de Saint-Cirq Lapopie, une percussion de Dimitri Szarzewski, la pluie dans un roman de Bernard Manciet, le revêtement granuleux de la route du Tourmalet, n’importe quelle rue de Toulouse, le poète Jean-Pierre Tardif rédigeant, en occitan, une petite grammaire arabe, Lance Armstrong accélérant dans la montée du Pla d’Adet, les Converse rouges d’un Lolita, Nabokov marchant, enfant, dans une rue de Pau.
Défenestrons le Sud de la mort et dézinguons la corrida ! Ouvrons le feu, vidons nos kalachnikovs, nos flingues planqués dans nos greniers sur la racaille confessée qui se rend aux arènes !
Et vous taureaux, mes chers taureaux, courez, courez, accrochez à vos cornes qui sont le narguilé de Dieu, l’écharpe tournoyante des vents !
Pour visiter le site de Christain Laborde : http://www.christianlaborde.com/
Manifestation contre la fourrure
7 octobre 2009 par Cornichon
Classé sous Les animaux
Samedi 24 octobre 2009 avec départ 14h30 Place de l’Opéra à Paris aura lieu la grande manifestation contre la fourrure organisée par la fondation Brigitte Bardot. La Fondation Brigitte Bardot entend ainsi lutter contre la banalisation du port de la fourrure que l’on retrouve aussi bien dans les collections haute couture que dans les boutiques de vêtements populaires.
Les personnes interpellées par la campagne auront la possibilité de se rendre sur un site Internet de la Fondation Brigitte Bardot, exclusivement dédié à la lutte contre le commerce de la fourrure. Ils y obtiendront des informations sur la réalité des conditions d’élevage, d’abattage, et surtout sur le manque de transparence de la filière qui ne permet pas la plupart du temps de remonter à la provenance et même la race de l’animal. Pour ne pas se rendre complice de ces pratiques barbares, les visiteurs sont invités à ne pas porter, acheter ou offrir de la fourrure.

Chaque année, 50 millions d’animaux sont tués pour le commerce de la fourrure.
• 45 millions d’animaux sont issus de l’élevage.
Ils sont gazés ou électrocutés avant d’être saignés, puis dépecés. La plupart sont encore conscients à ce moment-là.
• 5 millions sont des animaux sauvages capturés dans la nature.
Certains sont chassés, comme les phoques, qui sont assommés et dépecés sur place, souvent encore vivants. D’autres sont retenus dans des pièges qui les mutilent. Beaucoup tentent de se ronger la patte pour s’échapper, endurant la souffrance, la faim et la soif jusqu’à l’arrivée du trappeur. De plus, les pièges ne sont pas sélectifs, et beaucoup d’autres animaux, non destinés à la fourrure, y meurent, considérés comme de simples déchets de cette industrie.
• En Asie, et notamment en Chine, les chiens et les chats sont des animaux à fourrure. Ils sont capturés et tués par milliers dans des conditions insoutenables.
Sites à visiter : http://www.jeneportepasdefourrure.com et http://www.fondationbrigittebardot.fr

