Si l’on s’arrêtait de manger de temps en temps ?
13 octobre 2009 par Cornichon
Classé sous Le Bien-être et la Santé
Aujourd’hui, le petit cornichon souhaite vous parler de Bernard Clavière, de ses actions et de son dernier livre. Après une enfance marquée par les problèmes de santé, Bernard décide à l’âge de 18 ans qu’il ne verra plus jamais un médecin. A 54 ans, il a toujours le poids de ses 18 ans, une santé éblouissante, et n’a plus jamais revu un médecin pour cause de maladie. Il a donc souhaité faire partager au plus grand nombre les informations qui lui ont permis de transformer sa vie.
Nature & Partage, l’association créee par Bernard, œuvre pour l’éducation à la santé, pour l’épanouissement de la personne comprise dans sa globalité physique, mentale, émotionnelle et spirituelle, et pour la promotion de l’autonomie individuelle dans la gestion de la santé.
Le cœur du message peut être résumé dans les propositions suivantes :
- la santé, comme la cuisine ou les langues étrangères, ça s’apprend ! – et cet apprentissage ne peut résulter que d’une démarche personnelle, d’autant plus volontariste que le système de santé prévalent aujourd’hui tend plutôt à maintenir l’individu dans un état de dépendance, de désinformation et d’inconnaissance.
- la médecine actuelle qui a atteint un très haut niveau de sophistication et de compétence dans le domaine de la réparation du corps physique, n’est pas la plus indiquée pour donner cet enseignement. Les médecins connaissent tout des maladies, mais n’ont jamais étudié les lois de la santé et de la vie ! Autrement dit, ce sont des spécialistes de la maladie, pas de la santé…
- il existe des moyens simples, naturels, peu coûteux ou gratuits et souvent très anciens, pour conserver ou recouvrer la santé. Si certains se développent rapidement, comme la phytothérapie, d’autres profondément efficaces, comme le jeûne ou le nettoyage intestinal (irrigation du côlon), sont largement méconnus dans notre pays alors qu’ils connaissent ailleurs la faveur du public et d’un bon nombre de médecins qui ont la liberté de les utiliser, ce qui n’est pas le cas chez nous.
Afin de mettre un coup de pied dans la fourmilière de notre immobilisme et de notre apathie, Bernard Clavière a organisé la Croisade pour la santé, une formidable aventure humaine mais aussi une action revendicative et éducative forte : 500 km à pied, sans manger !
Le livre de Bernard Clavière est sorti récemment avec pour titre évocateur : « Et si l’on s’arrêtait un peu de manger … de temps en temps ! ». Quelques réflexions sur la réduction alimentaire, à l’usage des paresseux de la cuisine et autres rebelles de la dictature gastronomique, agro-industrielle… et médicale! (mais néanmoins épicuriens), de ceux qui en ont assez de souffrir inutilement.
Quelques extraits du livre:
«Comment l’immense majorité de la population mondiale en est-elle venue à penser que s’arrêter de manger quelques temps est dangereux, impossible,- ou idiot?»
«Comme un drogué a besoin de sa dose régulière, nous sommes tout autant dépendants de nos doses alimentaires quotidiennes.»
«Il n’est pas de meilleur moyen de mourir trop tôt que de manger trop, trop souvent, trop mal.»
«Aux records de longévité, nous préférons les records de mangeurs de boudin et de fromage, les records de taux de maladie d’Alzheimer, de maladies cardiovasculaires, de cancer du côlon, d’ostéoporose, d’arthrose, et mourir dans la souffrance ! Si ce n’est pas du masochisme, ça y ressemble beaucoup!»
«N’oubliez jamais: ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils finissent par avoir raison.»
«Nous vivons n’importe comment, nous mangeons n’importe quoi, et nous comptons sur la richesse publique pour résoudre nos problèmes de santé, dont nous sommes le plus souvent personnellement responsables.»
«Et si on s’arrêtait un peu? De manger, de courir, de se battre, de se disputer des parts de marché! Histoire de réfléchir un moment…»
«Je rêve de voir la suspension temporaire de l’alimentation intégrée aux programmes de l’éducation nationale, des écoles primaires jusqu’aux universités, et bien sûr dans les facultés de médecine…»
Un livre de 300 pages au ton léger, polémique mais teinté d’humour, sur le jeûne, moyen de santé irremplaçable, source de plaisir profond et outil prodigieux pour changer la face du monde. Un essai décapant sur notre addiction à la nourriture et la façon d’y remédier en pratiquant le jeûne avec sagesse. Des faits historiques, scientifiques, des arguments forts, des idées stimulantes et originales, et de nombreux conseils pratiques expérimentés par l’auteur.
Le site de l’auteur : http://www.croisadepourlasante.org
Marc Veyrat : fast-food bio
30 septembre 2009 par Cornichon
Classé sous Les gens au quotidien
Il a ouvert la semaine dernière à Annecy le vieux. C’est le tout premier fast-food signé Marc Veyrat. «MacDo a eu une idée de génie, explique le chef étoilé de France voisine. Ils ont su s’adapter à l’attitude des gens qui n’ont pas le temps de manger à midi. De ce point de vue, ils ont cinquante ans d’avance.»
Marc Veyrat a inventé le fast-food mijoté à base de produits bio les « Cozna-Vera » un jeu de mots entre son nom et la traduction italienne du mot « vrai », qu’il a créé avec sa fille Carine. Le premier est installé dans l’ex-Auberge de l’Eridan, à Annecy-le-Vieux. Ce fast-food est basé sur une nourriture intégralement bio et des plats mojotés. Tous les produits sont choisis chez des producteurs n’utilisant ni pesticides ni engrais chimiques. Tous les composants des plats répondent à ces critères, comme les vins servis, issus aussi de la viticulture biologique.
D’où l’idée de reprendre ce marketing qui fait recette. Mais «en servant de la vraie nourriture et en défendant la cuisine française, celle de nos mères et de nos grands-mères», clame le cuisinier au chapeau noir.
Bœuf bourguignon et blanquette de veau
Au Cozna Vera, à Annecy-le-Vieux, aux côtés du salon de thé de Carine, sa fille et associée dans cette affaire, on sert donc du bœuf bourguignon à 7 euros 50 (10 fr. 90), de la soupe de châtaigne à 5 euros (7 fr. 80) ou encore de la blanquette de veau. Et même des sandwichs et des frites.
En somme: «Des plats simples, des plats du cœur et 100% naturels, souligne-t-il. Tous les produits seront bio de A à Z! J’ai travaillé durant un an et demi pour trouver les fournisseurs.» Les clients peuvent au choix manger sur place ou prendre leur plat à emporter. Et ce dans un bocal en verre consigné. «Le développement durable, c’est capital», poursuit-il.
Exceptionnellement fermé cette semaine pour quelques travaux supplémentaires, le «fast-food» rouvre samedi. A l’image de ce premier établissement, Marc Veyrat compte étendre son concept ailleurs en France, en commençant par Paris.
Source : Marie Prieur paru dans la Tribune de Genève


