Mangeurs de viande : cadeau !
6 novembre 2009 Par Cornichon
Classé sous Les animaux
Vous aimez déguster de bons plats de viande en sauce de type boeuf bourguignon, couper une belle entrecôte bien tendre, manger un hamburger juteux, et préparer un bon poulet pour le repas du dimanche ? Je vous invite à visionner la vidéo suivante et vous souhaite, par avance un trés bon appétit …
J’entend déjà les personnes bien pensantes qui vont rétorquer : » la viande que je mange et/ou les oeufs que je consomme proviennent d’un petit paysan à la campagne et les animaux sont traités différement » ! Peut-être .. et encore qu’en savez-vous rééllement ? mais à vous de faire votre choix en votre âme et conscience … continuer à manger du cadavre – c’est de cela dont il s’agit non ? – en plus ce n’est même pas bon pour la santé et surtout pas indispensable du tout pour notre organisme … qui, rappellons-le une enième fois n’est pas prévu pour consommer de la viande contrairement à une forte croyance populaire ! ou bien opter pour une alimentation plus saine, qui ne tue pas des animaux et qui évite le fameux circuit : production de céréales + un maximum d’eau + pour nourrir des bestioles qui vont ensuite dans nos assiettes … et en quantité moindre … dans la gamelle d’autres animaux !
Selon une étude ordonnée par la FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations) la production d’un kilo de viande de boeuf nécessite entre 13000 et 15000 litres d’eau, alors que pour la même quantité de blé, 1000 à 2000 litres d’eau sont nécessaires.
Un bon steack de boeuf fait certainement plaisir à de nombreuses personnes, mais la viande apporte de nombreux problèmes. La surconsommation présente des risques liés à la santé, mais de plus, la production de produits animaliers est très polluante. L’élevage seul représente 18 % des émissions mondiales de CO2, ce qui veut dire une contribution au réchauffement global plus forte que celle des transports.
Mais encore, 40 % de la production mondiale de céréales sert à nourrir le bétail. Les zones d’élevages étant insuffisantes, des forêts sont parfois défrichées pour répondre à la demande.
Avant tout, n’oublions pas une chose : les animaux ne nous appartiennent pas. Nous n’avons pas le droit d’en disposer, que ce soit pour notre alimentation, notre habillement, nos loisirs ou nos expériences scientifiques.
Aidez à stopper la cruauté sur PETAFrance.com … Merci
Christian Laborde: Corrida basta
20 octobre 2009 Par Cornichon
Classé sous Les animaux
L’écrivain Christian Laborde publie Corrida, basta ! un coup de poing de mots dans la gueule des toreros et des aficionados ! Corrida, basta est un amphlet anti-corrida étayé, musclé, définitif par un écrivain insolent et irrespectueux du sud ouest…
La corrida, c’est le pire Sud qui soit, celui du général Franco envoyant ses toreros porter, sur les bords de la Nive et de l’Adour, la bonne parole du sang et de la torture.
La corrida, c’est le pire Sud qui soit, celui de mecs et de meufs trépignant et braillant, se délectant du martyre d’une bête splendide, réclamant sa mort, immonde masse tresseuse de nasses, grouillante de préjugés, saturée de frustrations, meute ne vivant que pour voir grossir la meute, œuvrant à son renforcement, voyant dans toute solitude une provocation, une atteinte à la sûreté de son gras.
La corrida, c’est le pire Sud qui soit, un Sud gavé de téléréalité qui va se les vider en regardant la pique s’enfoncer dans la chair sanguinolente d’une bête piégée, humiliée, le Sud des têtes de lard ricardisées et des têtes de cons parmi lesquelles on repère, au premier regard, celles, rougeoyantes, des notaires sans culture, des avocats sans cause, et des vétérinaires dont les animaux se méfient.
La corrida, c’est le pire Sud qui soit, le Sud obsédé par ses propres racines, ignorant tout du feuillage et des oiseaux, le Sud qui a des toiles d’araignée sous les bras, porte un béret enfoncé jusqu’aux yeux, brandit comme autant de cartons rouges ses proverbes, ses dictons, sa prétendue sagesse faite de résignation, de garde à vous, et de soumission à l’ordre établi.
Défenestrons ce Sud et dézinguons la corrida ! Je sais un autre Sud qui est un sein, une source, un songe. C’est mon Sud à moi, populaire et aristocratique, primitif et savant, ouvert, vivant, vital.
Mon Sud à moi, c’est Joë Bousquet écrivant La tisane de Sarments à Carcassonne, Claude Nougaro chantant « Locomotive d’or » au théâtre du Capitole, Bernard Lubat jouant de la batterie à des ragondins à Uzeste, André Breton marchant dans les rues de Saint-Cirq Lapopie, une percussion de Dimitri Szarzewski, la pluie dans un roman de Bernard Manciet, le revêtement granuleux de la route du Tourmalet, n’importe quelle rue de Toulouse, le poète Jean-Pierre Tardif rédigeant, en occitan, une petite grammaire arabe, Lance Armstrong accélérant dans la montée du Pla d’Adet, les Converse rouges d’un Lolita, Nabokov marchant, enfant, dans une rue de Pau.
Défenestrons le Sud de la mort et dézinguons la corrida ! Ouvrons le feu, vidons nos kalachnikovs, nos flingues planqués dans nos greniers sur la racaille confessée qui se rend aux arènes !
Et vous taureaux, mes chers taureaux, courez, courez, accrochez à vos cornes qui sont le narguilé de Dieu, l’écharpe tournoyante des vents !
Pour visiter le site de Christain Laborde : http://www.christianlaborde.com/



