Texte à méditer : Le bonheur
28 septembre 2009 Par Cornichon
Classé sous La spiritualité
Le bonheur ne se trouve pas avec effort et volonté.
Mais réside là, tout proche, dans la détente et l’abandon.
Ne sois pas inquiet, il n’y a rien à faire.
Tout ce qui s’élève dans l’esprit n’a aucune importance parce que dépourvu de toute réalité.
Ne t’attache pas aux pensées, ne les juge pas.
Laisse le jeu de l’esprit se faire tout seul, s’élever et retomber, sans intervenir. Tout s’évanouit et recommence à nouveau, sans cesse.
Cette quête même du bonheur est ce qui t’empêche de la trouver comme un arc-en-ciel qu’on poursuit sans jamais le rattraper, parce qu’il n’existe pas, parce qu’il a toujours été là, et parce qu’il t’accompagne à chaque instant. Ne crois pas à la réalité des choses bonnes ou mauvaises. Elles sont semblables aux arc-en-ciel. A vouloir saisir l’insaisissable, on s’épuise en vain.
Dès lors qu’on relâche cette saisie, l’espace est là, ouvert, hospitalier et confortable.
Alors jouis-en. Ne cherche plus. Tout est déjà tien. A quoi bon aller traquer dans la jungle inextricable, l’éléphant qui demeure tranquillement chez lui.
Cesse de faire.
Cesse de forcer.
Cesse de vouloir.
Et tout se trouvera accompli, naturellement.
Les trois tamis
28 septembre 2009 Par Cornichon
Classé sous La spiritualité
Un jour, quelqu’un vint voir Socrate et lui dit :- Ecoute, Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s’est conduit.
- Arrête ! interrompit l’homme sage. As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois tamis ?
- Trois tamis ? dit l’autre, rempli d’étonnement.
- Oui, mon bon ami : trois tamis. Examinons si ce que tu as à me dire peut passer par les trois tamis. Le premier est celui de la vérité. As-tu contrôlé si tout ce que tu veux me raconter est vrai ?
- Non, je l’ai entendu raconter et…
- Bien, bien. Mais assurément tu l’as fait passer à travers le deuxième tamis. C’est celui de la bonté. Est-ce que ce que tu veux me raconter, si ce n’est pas tout à fait vrai, est au moins quelque chose de bon ?
Hésitant, l’autre répondit :
- Non, ce n’est pas quelque chose de bon, au contraire…
- Hum ! dit le Sage, essayons de nous servir du troisième tamis, et voyons s’il est utile de me raconter ce que tu as envie de me dire…
- Utile ? Pas précisément…
- Eh bien ! dit Socrate en souriant, si ce que tu as à me dire n’est ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir, et quant à toi, je te conseille de l’oublier …





